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Blois, sucré ou salé ?

Une spécialité culinaire pour Blois

Miam ! La Poularde 1550 au safran et le Verger blésois sont désormais les plats qui représentent officiellement Blois en matière culinaire

On connaît tous la galette bretonne et la salade niçoise, mais quel plat associer à Blois ? Le concours “Quel plat pour Blois ?” a sélectionné parmi professionnels et amateurs deux recettes symboliques, une salée et une sucrée.

Chaque année, 120 000 personnes passent la porte de l’Office de tourisme Blois-Chambord. Bien souvent, elles commencent par se renseigner sur les restaurants de la ville, avant de s’interroger sur sa spécialité culinaire. Si l’équipe de l’office n’a pas de problème à répondre à la première question, tant Blois est dotée de beaux établissements, elle se trouvait jusqu’ici fort dépourvue lorsqu’il s’agissait de la seconde.

Au-delà des confiseries telles que les Malices du Loup ou les Pavés de Blois, créées il y a quelques années par les professionnels, la ville ne possédait pas de spécialité particulière. La raison est historique. "Les plats populaires n’ont fait leur apparition qu’au XIXe siècle, au moment de l’industrialisation, lorsque les régions ont cherché à affirmer leur identité" explique Thierry Hervé, chargé de relations publiques à la Ville de Blois. Comme Blois s’identifiait clairement par son passé royal et ses monuments historiques, il n’était pas utile de lui trouver un plat typique. "

Mais les temps ont changé. Une ville touristique, culturelle et notamment gastronomique telle que Blois se devait d’avoir sa spécialité. Si elle n’existait pas, il fallait l’inventer.

Une ville telle que Blois se devait d’avoir sa spécialité. Si elle n’existait pas, il fallait l’inventer !

Catherine Lloret présente sa Poularde 1550 au safran © Ville de Blois

Un concours culinaire

L’idée du concours s’est vite imposée. Un comité s’est constitué en 2016, au sein duquel étaient représentés l’office de tourisme, le château royal et les services de la Ville, mais aussi le Lycée des métiers de l’hôtellerie et du tourisme, le Centre de formation des apprentis (CFA) interprofessionnel de Blois, ainsi que l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, la Fédération de la boulangerie-pâtisserie et la Chambre de métiers et de l’artisanat du Loir-et-Cher.

Le groupe a eu la délicate mission d’établir un cahier des charges auquel devaient se conformer les candidats au concours pour imaginer leur recette. « Cela n’a pas été facile, confie le Maire Marc Gricourt. Nous voulions d’un côté qu’il s’agisse d’un plat de garde, que l’on puisse faire toute l’année, et de l’autre qu’il intègre nos produits locaux, qui sont essentiellement saisonniers. »

Finalement, il a été convenu que le plat salé devrait avoir pour ingrédients de la volaille (clin d’oeil à la Galimafrée, une recette de la Renaissance servie à la table des rois, et donc à Blois), mais aussi des épices et de vin d’appellation départementale.

Pour le dessert, ce serait du chocolat, en référence notamment à la forte présence de chocolatiers à Blois au XIXe siècle, dont le plus connu fut Victor-Auguste Poulain, et un fruit de saison.

Le concours

Le concours, ouvert à tous, a été lancé en juin 2016. Le comité a reçu une douzaine de candidatures pour le plat salé, et une quinzaine pour le sucré. Il en a retenu huit pour le premier, et douze pour le second. Les vingt candidats sélectionnés se sont affrontés lors de la finale du 11 mars 2017. Au menu des épreuves : de l’application, beaucoup de bonne humeur et une pincée de stress, notamment au moment de la présentation des plats devant les juges.

Olivier Dupont a remporté le concours sucré avec son Verger blésois. © Ville de Blois

Deux mets entre histoire et terroir

Verdict de la finale de mars 2017, deux recettes imprégnées d’histoire et de terroir, qui possèdent la particularité d’être reproductibles par tous, et adaptables aux usages comme aux saisons. Blois se caractérise par la richesse de son patrimoine historique et culturel, mais aussi par sa cuisine, ses produits locaux, et désormais ces 2 plats dédiés.

La poularde 1550 au safran

Côté salé, c’est la poularde 1550 au safran de Catherine Lloret qui l’a emporté, issue d’une recette de la Renaissance, la galimafrée. Elle met en valeur la volaille locale, un vin blanc d’appellation produit dans la région et l’extraordinaire safran de Sologne, une très ancienne épice cultivée localement et qui a été réglementée par ordonnance le 18 mars 1550. 

Le verger blésois

Côté sucré, bravo au Verger blésois d’Olivier Dupont, à base de chocolat Poulain, dont l’entreprise est toujours à Blois depuis le XIXe siècle, de pommes de Mont-près-Chambord et de noix ! 

Ces plats qui ont été mis à l'honneur lors de la Fête de la gastronomie en septembre 2017 sont à retrouver dans les restaurants de Blois partenaires : L'Orangerie du château, le restaurant Le Quai (hôtel Mercure), Le Triboulet, L'Auberge ligérienne et la Pâtisserie Buret.

Vous pouvez également reproduire chez vous les recettes disponibles ci-dessous.

Bon appétit !