Saint-Bohaire

Ville à Saint-Bohaire

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  • Bordée à l’est par la Cisse, au nord par la Cisse Landaise, traversée d’Est en ouest par le ruisseau de la Fontaine, la commune de Saint Bohaire s’étend sur un grand plateau entaillé de vallées verdoyantes.

    La Cisse dessine de nombreux méandres marécageux. Son coteau est parfois abrupt comme au niveau de Sudon à la confluence de la Cisse et de la Cisse Landaise.

    La Cisse, affluent de la Loire, a une longueur de 81 km et son bassin est de l’ordre de 1295 km2. C’est dans le bassin versant de Marchenoir que la Cisse se forme à quelques kilomètres du sud-ouest de Pontijou.

    Son nom aurait 2 origines : la plus connue viendrait du latin « l’osier », la seconde viendrait des plaines environnantes qui appartenaient, il y a plusieurs siècles, à l’état monastique de Citeaux, dit ordre cistercien. Le mot « Ciss » dériverait du mot »Sixtre », lequel est peut-être une contraction de »Cistercien ».

    Saint Bohaire possède un lavoir construit dans le bourg sur le ruisseau de la Fontaine, et un deuxième lavoir se trouve au hameau de Russy. Saint Bohaire est doté d’anciens moulins : moulin du Bourg, moulin de Sudon, moulin de Bouqueuil.

    Saint Bohaire (en latin Beharius, Botharius, Boharius) doit son nom à un saint personnage qui vers la fin du VIe siècle vint en cet endroit mener une vie d’ermite. Après être devenu chapelain de Clotaire II et évêque de Chartres, il fut inhumé près de l’église qu’il avait fondée et où ses reliques étaient conservées. Au XIIe siècle, cette église appartenait à l’abbaye de Pontlevoy et en 1162 elle fut cédée par celle-ci aux chanoines réguliers de Bourg-Moyen de Blois.

    L’église de Saint Bohaire a été inscrite sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 6 janvier 1926 et classée monument historique le 6 novembre 1995.
    La châsse a été classée monument historique le 29 février 1904
    Les peintures murales, du mur oriental et de l’absidiole Sud, sont classées depuis le 12 mai 1960.

    L’église actuelle comprend une nef, un transept surmonté d’un clocher central, avec croisillons flanquées d’absidioles, et un cœur terminé par une abside semi-circulaire. La nef dans ses parties anciennes se monte au début du siècle donc au temps des bénédictins de Pontlevoy. Le portail occidental en plein centre est encadré d’un tore retombant sur deux colonnettes aux chapiteaux sommairement sculptés, il est extradossé d’un cordon décoré d’un menu motif d’entrelacs à peine visible.
    Tout le reste de l’édifice, fortement desaxé sur la nef, appartient à la fin du XIIe siècle, et au début du XIIIe siècle : la construction en a probablement été commencée après la prise de possession de l’abbaye de Bourg Moyen. Le carré du transept est couvert d’une voûte d’ogives, aux branches profilées d’un bandeau entre 2 tores et encadrée de quatre arcades en tiers-point à double voussure qui retombent sur des robustes piles à ressaut flanquées de colonnettes d’un très bon style, rappelant celles de Saint Lomer de Blois .
    Les chapiteaux sont décorés pour la plupart de belles feuilles d’acanthe, quelques uns de têtes d’oiseaux, de petits personnages. Le chœur est couvert d’une voûte d’arêtes retombant sur les colonnettes d’angle et éclairé par deux fenêtres en tiers point bordées de perles creuses et de dents de scie. L’abside est voûtée en cul-de-four et percée de trois fenêtres en plein centre.
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